3 minutes · KAZ
Ce que ta carte à tampons te coûte vraiment
Le calcul à faire sur ta propre carte.
Ce qu'il te faut : Une de tes cartes, et une idée de ce que tu en distribues par mois.
Pas de statistique, pas d'étude. Tes chiffres, et un calcul que tu peux refaire au dos d'un ticket. Approximations bienvenues, on cherche l'ordre de grandeur.
Le palier proposé ensuite est un repère calé sur ta fréquence de passage, pas une règle. Un client qu'on voit six fois par an joue sa carte sur l'année, et c'est normal : ce qui compte alors, c'est qu'il voie sa progression entre deux visites.
Ce que tu imprimes
Ce qui revient
Le taux ci-dessous compare les cartes remises ce mois-ci aux cartes distribuées ce mois-ci. Ce n'est pas exactement le même lot de clients, mais sur un commerce qui tourne, l'ordre de grandeur est le bon.
Ta carte, en chiffres
Entre au moins tes cartes distribuées par mois. Le reste en découle, et rien ne t'est demandé pour le voir.
Le palier qui tient debout chez toi
Donne le nombre de passages mensuels d'un habitué et le palier se calcule sur ta propre fréquence, pas sur une moyenne.
Baisser le palier ne te coûte pas plus cher, ça te coûte plus souvent. La différence, c'est qu'une récompense servie est une visite de plus, alors qu'une carte abandonnée à mi-chemin n'est qu'une impression perdue.
Les trois phrases à dire en caisse
Le palier ne sert à rien si personne ne le dit à voix haute. Celles-ci portent déjà le nom de ton commerce.
Quand tu donnes la carte
Tenez, la carte de [nom de ton commerce]. À la 8e visite je vous offre quelque chose. Vous êtes déjà à un tampon.
Quand il approche du palier
Vous êtes à deux tampons du cadeau. La prochaine fois, pensez à ressortir la carte de [nom de ton commerce].
Quand il a oublié sa carte
Pas de souci, je note votre nom. Chez [nom de ton commerce] la carte suit le client, pas l'inverse.
La même carte, sans le carton
Elle ne se perd pas, elle ne s'imprime pas, et elle prévient le client quand il approche du cadeau. Voilà ce que ça donne avec ton nom.
Tampons
3 / 8
Récompense
Une boisson offerte
Membre
Sophie M.
3/8 tampons
Le carton n'est pas nul, il enregistre le passé. Ce qu'il ne sait pas faire, c'est te dire qui n'est pas revenu depuis six semaines, et le lui rappeler.
Les questions qu'on nous pose
Combien de tampons faut-il sur une carte de fidélité ?
Le bon palier se calcule sur la fréquence de tes clients, pas sur une habitude du métier. Un bon point de départ : une récompense atteignable en deux mois environ pour un habitué, soit huit tampons à quatre passages par mois. Dans un métier où l'on voit le client cinq ou six fois par an, la carte se joue sur l'année, et c'est normal : là, ce qui la sauve n'est pas un palier plus bas, c'est que le client voie sa progression entre deux visites.
Combien coûte une carte de fidélité papier ?
Entre cinq et quinze centimes l'unité selon le papier et la quantité. Le piège n'est pas le prix unitaire, c'est le volume : soixante cartes par mois font sept cent vingt cartes par an, et la grande majorité finit à la poubelle à moitié remplie. Le coût qui compte est celui d'une récompense réellement servie, impression comprise.
La carte de fidélité est-elle rentable pour un petit commerce ?
Elle l'est quand elle change une décision, pas quand elle récompense une visite qui aurait eu lieu de toute façon. Un palier trop haut ne fidélise personne et coûte l'impression. Un palier atteignable, annoncé à voix haute au comptoir, ramène des visites qui n'existaient pas, et c'est là que le calcul devient favorable.
Faut-il passer à une carte de fidélité numérique ?
Pas systématiquement. Le carton garde de vrais avantages : il ne demande rien à personne, il coûte quelques centimes, il se remplace tout de suite. Ce qu'il ne sait pas faire, c'est te dire qui n'est pas revenu depuis six semaines, ni le rappeler au client le soir où tu as du stock. Si ces deux choses ne te manquent pas, garde le carton.
Un client peut-il utiliser une carte de fidélité sans installer d'application ?
Oui, si la carte se range dans le portefeuille du téléphone, Apple Wallet sur iPhone ou Google Wallet sur Android, comme une carte d'embarquement. Il scanne un QR code, il ajoute la carte, c'est fini : aucune application du commerce à télécharger. Tout système qui demande de télécharger une application et de créer un compte fait perdre des clients au comptoir, un mardi midi avec du monde derrière.